7 entreprises qui recrutent des VDI par centaines en 2016

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Univers culinaire, bien-être, mode ou encore cosmétique, la vente à domicile a généré plus de 100 000 emplois entre 2010 et 2013. De nombreux réseaux voient le jour et embauchent. Quels profils de Vendeur à Domicile Indépendant (VDI) recrutent-elles et quelles sont les règles en matière de rémunération, de formation ? Suivez le guide.

À l’instar de la référence dans le domaine, Tupperware, qui a récemment lancé une campagne afin de recruter 6 000 nouveaux animateurs, la vente directe à domicile ne connaît pas la crise en France. D’après la Fédération de la Vente à Domicile (FDV), la profession comptait dans ses rangs 600 000 professionnels en 2013 et un tiers des Français a déjà participé à ce type de réunion. À la question combien peut-on espérer gagner ? « Il n’y a pas vraiment de règles, concède Véronique Garnodier, fondatrice de Charlott’ Lingerie. Plus la personne travaille, plus elle augmentera son salaire. » Soit entre 200 euros, moyennant l’organisation d’une réunion par semaine, jusqu’à plusieurs milliers d’euros par mois en cas d’encadrement d’équipe en activité à plein temps. 

1) IPHEOS

Dans la cosmétique, les besoins se font amplement ressentir. Nouvelle marque lancée en mai dernier par trois anciens cadres de chez Nocibé, Ipheos compte une cinquantaine de VDI dans ses rangs. « À terme, nous espérons avoir 3 000 vendeurs répartis sur l’ensemble de la France, témoigne Stéphane Jumelle, l’un des fondateurs. Soit une trentaine par département. » Particularité de la vente à domicile, les profils recrutés sont largement éclectiques. « Le statut offre des opportunités à des personnes qui n’auraient certainement pas eu leur chance ailleurs, témoigne Stéphane Jumelle. S’ils connaissent la vente ou la cosmétique, c’est un plus. Sinon, nous les formons sur nos produits et les techniques de vente. » Chez Ipheos, les recrutements s’effectuent sur CV puis entretien téléphonique et s’adressent à tous : jeunes bacheliers comme professionnels en reconversion. 

2) MAYAÉ

Pour Mayaé, marque de cosmétique 100 % française, priorité aussi à la structuration de son réseau commercial pour atteindre 300 conseillères d’ici fin 2016. « Nous souhaitons intégrer des candidats sensibles aux produits naturels, attirés par la marque, ayant de bonnes capacités relationnelles, une bonne élocution et autonome. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’elles se retrouvent seules », relève Françoise Chapoux, cofondatrice. Nous proposons des formations en cosmétique et commerciales en e-learning, un service de coaching personnalisé pour développer le réseau ou expliquer comment démarrer sa clientèle. » Chaque vendeuse est rétribuée à la commission, soit entre 22 et 37 % des ventes, à quoi s’ajoute une prime trimestrielle de 4 % en cas d’atteinte des objectifs. 

3) SOFT PARIS

Chez Soft Paris, c’est la commercialisation de jouets intimes et de lingerie cosmétique qui fait recette. « Formations en présentiel, en vidéo ou par téléphone, nous mettons à disposition de nos ambassadrices un véritable cursus », assure Anne-Virginie Ballon, directrice France. Objectif de recrutement : 150 personnes par mois l’an prochain. « Chacun a sa chance : jeunes, vieux, diplômés ou pas, avec ou sans expérience… Le seul critère, c’est la motivation. Quelqu’un qui en veut, peu importe sa situation, peut réussir. » Au total, 80 % des ambassadeurs sont recrutés lors des présentations produits parce qu’ils ou elles y ont assisté ou ont été recommandés. Soft Paris assure jusqu’à 31 % de commissions sur la vente de ses produits en plus de pourcentages supplémentaires pour les leaders d’équipe. 

4) ENERGETIX

Energetix, spécialiste de la vente directe de bijoux magnétiques, souhaite, lui aussi, recruter de nombreux ambassadeurs l’an prochain grâce à la cooptation lors des présentations. Chaque nouveau vendeur est introduit dans l’entreprise par un partenaire expérimenté qui l’accompagne et le forme intensivement. « Notre idée entrepreneuriale n’est pas orientée vers un profil en particulier. Elle s’adresse aussi bien aux jeunes mères qui cherchent un revenu complémentaire, mais n’ont que peu de temps disponible, qu’à de véritables entrepreneurs-nés souhaitant développer leur propre PME », indique Andreas Förster, responsable marketing. 

5) PARTYLITE

Entreprise américaine qui confectionne des bougies parfumées et des accessoires de décoration, Partylite compte 7 000 vendeurs et ambitionne d’en recruter 3 000 de plus en 2016 sur toute la France. « Environ 80 % des recrutements se feront par cooptation lors des présentations », révèle Céline Monnier, directrice générale. Formation en face à face, webinar, conférence téléphonique, rubrique e-learning en plus de réunions mensuelles pour certains, tout est mis en œuvre pour la réussite des participants. Ces derniers, commissionnés à hauteur de 20 % sur le chiffre d’affaires réalisé, auront la possibilité de gagner 5 % en plus grâce à l’encadrement d’équipe. « Il y a différents niveaux, cela va jusqu’à 1 000 personnes à gérer même si en moyenne, c’est plutôt entre 4 et 60 », détaille Céline Monnier. 

6) CHARLOTT’ LINGERIE

Autre secteur qui a le vent en poupe, la lingerie féminine. Charlott’ Lingerie recherche ainsi 1 000 ambassadeurs supplémentaires lors des six prochains mois. « Nous menons des campagnes originales comme des apéros jobs en plus du site Internet et des réseaux sociaux », concède Véronique Garnodier. Pour y arriver, l’enseigne s’appuie sur son réseau et ses 400 animateurs qualifiés en recrutement. Au programme : « un premier entretien pour fixer les attentes et les objectifs en fonction du temps disponible. Après trois mois, nous analysons s’il y a réciprocité et si nous engageons des frais de formation au travers de différents schémas proposés au sein de la Charlott’ Academie », témoigne Véronique Garnodier. 

7) BEAUTYCELLA

Toujours au rayon lingerie, Beautycella souhaite embaucher 150 démonstratrices pour assurer le lancement de sa nouvelle collection haut de gamme. Pour devenir l’une de ces « Democellas » et exercer cette activité de façon occasionnelle ou à plein temps, nul besoin de diplôme ou d’expérience. La motivation et l’attrait pour le monde de la lingerie et de la mode priment alors que les rémunérations oscillent entre 20 et 30 % du chiffre d’affaires personnel mensuel, sans obligation de résultat.

Mieux comprendre le statut de  VDIComme le précise Jacques Cosnefroy, délégué général de la Fédération de la Vente Directe (FDV), « le VDI est un statut et non un régime. » Soit un statut d’indépendant aux aménagements spécifiques puisque le VDI est salarié aux yeux de la sécurité sociale, indépendant aux yeux du droit du travail. « Il existe trois types de contrats, rappelle Jacques Cosnefroy, le vdi-mandataire, l’acheteur-revendeur et le contrat de courtier. » Si pendant trois années civiles complètes et consécutives le VDI obtient une rémunération brute annuelle supérieure à 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (soit environ 17 000 euros), il doit obligatoirement s’immatriculer au registre des commerces ou au registre des agents commerciaux.

Benjamin Dusaussoy